Deuxième cycle et DNSEP valant grade Master

En résumé
  • 2 années d’expériences et d’approfondissements
  • Semestre de mobilité à l’international ou de stage
  • Diplôme national en 2 ans : DNSEP / grade Master
  • Ateliers de recherche et de création
  • Accompagnement pédagogique individualisé

Pour aller plus loin


Télécharger
Cas de la césure

Le deuxième cycle

Le deuxième cycle est constitué de deux années qui trouvent leur aboutissement dans le DNSEP (Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique, valant grade de Master). Ce sont les années des expériences et des approfondissements. A partir de ses acquis, l’étudiant.e construit son parcours, approfondit ses connaissances théoriques et sa culture personnelle, et en parallèle, développe un projet plastique personnel.

Les maquettes du DNSEP s’appuient sur l’arrêté du 16 juillet 2013. Le projet plastique est au centre de sa formation artistique. Le mémoire est au cœur de sa formation intellectuelle, lui permettant d’articuler l’approche théorique avec l’approche plastique.

4e année

Pendant les semestres 7 et 8 (4e année), l’étudiant.e acquiert toutes les bases nécessaires à son projet de diplôme : un accompagnement dans son projet plastique personnel, une formation théorique, un enseignement pratique en anglais. Une période de stage longue d’au maximum 6 mois ou d’un parcours ERASMUS fait également partie de sa formation en 4e année.

De plus, quels que soient la mention et le parcours choisis, l’étudiant.e. reçoit un enseignement diversifié et transversal portant sur la question de l’accrochage, la rédaction de projets, les pratiques de la production et de la diffusion ainsi que les spécificités professionnelles du monde de l’art et du design.

Enfin, l’étudiant.e est impliqué.e dans un temps de travail de recherche collectif ou collaboratif, destinés à l’initier aux logiques et méthodes (ou non-méthodes) de la recherche en art et en design. Ce temps partagé permet aussi aux étudiant.e.s de comprendre comment se co-construisent des projets avec des architectes, artistes, designers, ingénieurs, scientifiques, théoriciens ou encore des décideurs politiques et économiques. Dans nos maquettes, ce temps s’incarne dans les Programmes de recherche en Art et en Design (PAD) (voir aussi plus bas).

5e année

La 5e année se développe autour du projet personnel de l’étudiant.e et d’enseignements qui lui permettront de nourrir son projet et de penser à sa vie professionnelle future. L’étudiant.e. reste fortement impliqué.e. dans les PAD.

La fin de la cinquième année est marquée par le Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique / grade Master, certifié au RNCP au niveau I.

L’obtention de 30 crédits dans l’année, soit 270 crédits au total, est requise pour la présentation au diplôme. La présentation au DNSEP est précédée d’un passage devant une commission qui décide, après un bilan, de la capacité de l’étudiant.e à soutenir son diplôme. Le projet personnel donne lieu, d’une part, à la soutenance d’un mémoire, faisant l’objet d’une pondération substantielle dans l’obtention du diplôme final et, d’autre part, à la soutenance d’un travail personnel de production artistique. Les épreuves consistent d’une part en une présentation d’un mémoire et sa soutenance, d’autre part en une présentation dans l’espace du travail plastique de l’étudiant.e., ainsi que d’une présentation critique de l’ensemble de la démarche.

Mentions et parcours du DNSEP

DNSEP, Option Design, Mention Design des Communs – Parcours design d’espace

DNSEP, Option Design, Mention Design des Communs – Parcours Objets connectés et design des données

DNSEP, Option Design, Mention Design des Média – Parcours Éditions

DNSEP, Option Design, Mention Design des Média – Parcours Archéologie des média

Programmes de recherche en Art et en Design (PAD)

L’activité de recherche (qui reste une initiation en deuxième cycle) se produit au sein de Programmes de recherche en Art et en Design (PAD), conçus par les chercheur.e.s de l’ECOLAB selon une périodicité diverse (bi-annuelle ou plus). Les PAD constituent le cœur de la formation en deuxième et troisième cycles. Articulés au projet artistique de l’école, ils ont vocation à prendre le monde « à bras le corps ».

Ils reposent sur des équipes stables constituées non seulement d’enseignant.e.s de l’ÉSAD en design, en art, en théorie, des responsables d’atelier, mais aussi de chercheur.e.s extérieur.e.s. issu.e.s de différentes disciplines et champs scientifiques. Chaque programme peut solliciter des intervenant.e.s. L’un ou l’une d’entre eux peut être invité.e. à suivre le programme de bout en bout, comme regard extérieur. Parce qu’il est difficile de chercher en solitaire, un PAD associe à ses recherches plusieurs partenaires (universités, laboratoires, écoles d’art et de design, d’ingénieurs ou de commerce, musée, centres d’art…). Certains PAD sont subventionnés par le Ministère de la Culture.

Moment de fabrication partagée, un PAD ne distingue plus « pratique » et « théorie ». Tout est acte. Ainsi, un PAD est un temps d’apprentissage croisé de savoirs pratiques, théoriques et techniques, un temps de réflexion partagé (journée d’étude, symposium, colloque), un temps de production collaboratif ou collectif (sous la forme de sessions de travail (worksessions) ou de workshops) et un temps de monstration. Ces trois temps doivent être articulés, dans la mesure où, comme l’écrivait McLuhan, le médium est le message. Des sessions de travail peuvent avoir lieu à l’extérieur de l’ESAD Orléans, dans les quartiers et les communes de la Métropole ou ailleurs, en France à l’étranger.

Les étudiant.e.s sont directement impliqué.e.s dans la logique de création collaborative, partagée ou collective du PAD. Autrement dit, le PAD apprend à poser la question de la gouvernance interne, à se donner une place dans un projet, à partager des ressources, à surmonter le regard de l’autre, à dompter l’échec, à improviser et se contredire, enfin à savoir transformer l’essai en exposition. Il est important de souligner que les PAD ont vocation à initier les étudiant.e.s à l’activité de recherche en les associant à celle des chercheur.e.s eux-mêmes. Néanmoins, les travaux réalisés au terme des PAD sont exposés, diffusés et placés sous la responsabilité collective, et idéalement à part égale, des chercheur.e.s et des étudiant.e.s-chercheur.e.s du PAD.