Biennale Internationale Design de Saint-Étienne 2017

L’École supérieure d’art et de design d’Orléans (ÉSAD) présente du 9 mars au 9 avril 2017 une sélection de fictions à la 10ème Biennale Internationale Design de Saint-Étienne.

L’Atelier de Recherche et Création « Technologies et société » présentera à la 10ème Biennale Internationale Design Saint-Étienne une sélection de fictions réalisées par les étudiants de 3e, 4e et 5e années en Design visuel-graphique et objet-espace. Entre productions plastiques et narrations vidéos, ils proposeront une critique des enjeux sociétaux, citoyens et écologiques que pose aujourd’hui l’influence des technologies numériques…

Étudiants : Peran André, Clément Benhaim, Antoine Blouin, Willy Bocquet, Lola Caillé, Luc Escaffre, Alexandre Esteves, Charlélie Flamant, Roxane Gaunet, Morane Grazzini, Dino Huskic, Loraine Portigliatti, Robin Sanchez, Aymeric Vercier, Hugo Vidil Enseignants : Olivier Bouton, Emmanuel Cyriaque, Maurice Huvelin, Caroline Kassimo-Zahnd, Stéphane Bérard

Projets présentés

MICROTOPIA

Peran André, Lola Caillé et Dino Huskic

« Microtopia » est une dystopie qui imagine ce que serait notre monde en 2084, la machine a remplacé l’Homme sur le marché du travail…

Le monde est au bord d’une nouvelle crise économique. La multinationale Microtopia imagine alors un processus qui consiste à remettre l’Homme au cœur de l’activité tout en lui permettant de ne plus travailler.

« Louez votre corps et échappez-vous dans un monde parallèle. Votre corps travaillera pour vous, votre esprit profitera de la vie. »

Le concept est simple : d’une part, l’entreprise connecte votre esprit à un univers virtuel dédié à votre « temps libre », d’autre part, votre corps sera employé à un travail spécifique demandé par la société.

Notre projet imagine cet espace où chaque individu pourrait dissocier son esprit et son corps…

SUR-VEILLE

Willy Bocquet , Alexandre Esteves et Hugo Vidil,

2050, les grandes entreprises du numérique parviennent habilement au pouvoir. Elles mènent une politique répressive basée sur une surveillance totale. Dans cette société de contrôle, des quotas de sommeil sont imposés pour raccourcir et synchroniser les temps de repos de la population.

En réaction à ce climat politique délétère, notre projet s’appuie sur le thème du camouflage, pour imaginer des moyens d’échapper physiquement et virtuellement à cette surveillance panoptique, l’art de disparaître.

MOVIMIENTUM

Roxane Gaunet et Morane Grazzini

En 2035, la société a fait de l’évolution des capteurs de mouvements (motion capture) un élément déterminant du bien-être des individus.

Pour communiquer avec ces machines, l’être humain utilise un nouvel idiome, basé sur le fonctionnement de langages existants tels que les gestes intrinsèques aux technologies tactiles. Ceux-ci ont été modifiés pour les adapter au bien-être du corps, en s’inspirant de pratiques traditionnelles et populaires originaires de toutes les parties du globe. Ce nouveau mode de communication est adapté à la journée type du travailleur, alternant entre des mouvements dynamiques et relaxants. Chaque journée est envisagée selon les normes de cette nouvelle discipline variant entre temps forts et temps calmes, un nouvel usage du corps, une poétique du geste.

LA BALANÇOIRE DE SATAN

Luc Escaffre

Tentative d’appropriation de la notion d’autonomie énergétique pour l’entreprise. L’objectif est de se rattacher à l’éthique du créateur dans les problématiques écologiques actuelles et de créer une communauté autour d’un objet. Le dispositif se base sur la chaudière à granule. Total a un postulat que l’on pourrait suivre : en brûlant un sac plastique, on peut alimenter une ampoule de soixante watts pendant 10 minutes, l’entreprise récupère des déchets de son secteur pour produire.

L’intérêt :
un impact économique (plus de taxe à payer pour la décharge)
une dimension éthique (pour la communication de l’entreprise)
un objet qui permet la création de nouveaux emplois par l’entreprise.

LES MUTATIONS DU LANGAGE

Antoine Blouin, Charlélie Flamant et Robin Sanchez

Aujourd’hui, dans un monde en pleine mutation, une nouvelle génération s’apprête à faire son entrée sur le marché du travail. Elle se différencie par sa pratique des nouvelles technologies liées au numérique. Elle est porteuse d’une révolution anthropologique majeure de l’humanité. Cette « nouvelle révolution industrielle » change le monde de l’entreprise qui se voit aujourd’hui confronté à de nouveaux langages issus du code et des algorithmes. Ces changements commencent d’ores et déjà à changer notre façon de percevoir le monde où le numérique semble prendre le pas sur le langage naturel. Une nouvelle ère écologique, celle de l’anthropocène…

RAYMOND

Clément Benhaim, Loraine Portigliatti et Aymeric Vercier

Partant du concept de Tiers-Lieux, lieu de partage des connaissances et des savoirs, s’inspirant des modèles géographiques imaginés par Élisée Reclus (1830-1905) et des concepts de Patrick Geddes (1854-1932) «  Raymond  » propose une nouvelle pratique contributive de l’écologie urbaine.

Un triporteur, fruit du recyclage, rassemble les citoyens autour d’activités multiples. Il est modulable et s’inscrit dans l’espace public dans le but de proposer aux habitants d’un quartier plusieurs scénarios : responsables, écologiques, conviviaux, fédérateurs, contributifs et pédagogiques.

LA BIENNALE INTERNATIONALE DESIGN DE SAINT-ÉTIENNE

Depuis sa création en 1988, la Biennale Internationale Design Saint-Étienne n’a cessé d’évoluer, de s’enrichir et de s’organiser autour d’un objectif central : démocratiser le design, le rendre accessible à tous les publics à travers une vision large du métier de designer et de ses multiples applications. Produites et gérées par la Cité du design, avec le soutien de ses partenaires publics ou privés, les biennales favorisent depuis lors la confrontation entre les innovations générées par les écoles, les grandes agences, les créateurs indépendants, les diffuseurs, les entreprises et une très grande variété de publics. Leurs multiples expositions, conférences, colloques et rencontres constituent un véritable laboratoire du contemporain, fournissant à travers les problématiques du design un éclairage sur les pensées et les enjeux de notre temps. (Source : la cité du design) Pour sa 10ème édition, la Biennale Internationale Design Saint-Étienne s’interrogera, du 9 mars 2017 au 9 avril 2017, sur les mutations du travail.

L’ÉSAD ORLEANS (ÉCOLE SUPÉRIEURE D’ART ET DE DESIGN)

Établissement public de coopération culturelle, l’ÉSAD Orléans forme de jeunes créateurs aux différents métiers du design (visuel et graphique / objet et espace) et les emmène au grade Master. Située à une heure de Paris, l’École supérieure d’art et de design d’Orléans accueille 300 étudiants sous la responsabilité d’une équipe pédagogique de 45 enseignants.

Un projet pour une école

Laboratoire d’idées ouvert sur la ville, ancré sur le territoire local aussi bien qu’international, les nouveaux domaines de recherche s’appuient sur le multimédia, l’interactivité, l’image d’animation, les matériaux nouveaux, l’environnement de vie. La question du design (du dessin au dessein) à l’ÉSAD Orléans accompagne la question de la création. Elle s’inscrit dans une réflexion artistique contemporaine et permet une approche imaginative, sensible et prospective du projet. Elle fonde les activités de l’ÉSAD, du signe à l’espace, du corps à l’image, du matériel à l’immatériel, du sensible à l’interactif.

Un design engagé

Le manifeste sur une conception légère sous-tend des recherches et mobilise les étudiants sur les questions environnementales, les mutations sociales et urbaines et le développement durable à l’ère du numérique. L’enseignement trouve sa spécificité entre formation sensible et ancrage dans une réalité sociale. La création est abordée comme une recherche qui permet de faire émerger une démarche personnelle. L’objectif est de permettre à chaque étudiant de trouver un langage d’expression et une orientation pour son futur.

INFORMATIONS PRATIQUES

Lieu d’exposition à la Biennale Internationale Design de Saint-Étienne Du 9 mars au 9 avril 2017

Cité du design Espace Agora de la Platine 3, rue Javelin Pagnon 42000 Saint-Étienne http://www.biennale-design.com

ÉSAD Orléans 14 rue Dupanloup 45000 Orléans 02 38 79 24 67 www.esad-orleans.fr

Présidente : Béatrice Barruel

Direction générale : Jacqueline Febvre

Contacts presse ÉSAD Orléans : Julie Quesnel – 02 38 79 22 37 – jquesnel@esad-orleans.fr

Biennale de Saint-Étienne : Justine Duchateau – justine.duchateau@esadse.fr