Archives de catégorie : Expositions

bauhaus.photo

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A l’occasion du centenaire du Bauhaus, l’ÉSAD Orléans, en partenariat avec la Maison de l’Architecture Centre-Val de Loire et avec le soutien de la Région Centre-Val de Loire, accueille bauhaus.photo, une exposition de photographies conçue par le Bauhaus-Archiv/Musée du design de Berlin présentant 100 oeuvres-clé sélectionnées parmi une collection mondiale de plus de 70.000 photographies du Bauhaus.

Vernissage le 28 novembre à 18h30 en présence de Madame Kristin Bartels, commissaire d’exposition au Bauhaus-Archiv Berlin
Exposition du 29 novembre au 19 décembre 2019*
Galerie de l’ÉSAD Orléans

A travers cinq thèmes de la vie à l’école du Bauhaus (fêtes et représentations, quotidien et loisirs, vie dans les ateliers), en montrant des portraits, des photographies d’architecture et de produits ainsi que les travaux issus du cours de photographie de Walter Peterhans, le visiteur découvre la richesse et la diversité artistique de la photographie telle qu’elle a été pratiquée au Bauhaus.

Les origines internationales des étudiants et du corps enseignant du Bauhaus ont contribué à l’émergence de tendances parallèles à l’avant-garde photographique contemporaine – du surréalisme à la Nouvelle Vision et la Nouvelle Objectivité en passant par le dadaïsme. Le domaine central « La vie au Bauhaus » met à l’honneur l’atmosphère animée de l’école. Que ce soit lors de fêtes fastueuses, de moments quotidiens de la vie en communauté ou du travail dans les ateliers du Bauhaus, une multitude de photographies capturent des moments uniques.

La section des portraits offre un panorama fascinant des différentes possibilités de se mettre en scène soi-même ou de créer des portraits permettant d’avoir un aperçu des différentes personnalités au Bauhaus.

Les photographies du bâtiment du Bauhaus et des maisons des maîtres à Dessau par Lucia Moholy ont eu un impact significatif sur le style de la photographie d’architecture jusqu’à nos jours.

Le domaine de la photographie de produit est devenu au Bauhaus un domaine d’activité majeur qui devait faire avancer la commercialisation des objets de design conçus dans les ateliers. Ces photographies parvenaient à créer une atmosphère qui élevait des objets du quotidien au rang d’oeuvres d’art.

Finalement, le département « Cours de photographie de Walter Peterhans » guide le regard sur les cours de photographie s’étant tenus entre 1929 et 1933 au Bauhaus, avec des oeuvres de l’enseignant mais aussi de ses étudiants, et se consacre ainsi à l’enseignement et à l’établissement du média à l’école.

On retrouve dans cette exposition aussi bien des classiques de Lucia Moholy, László Moholy-Nagy et T. Lux Feininger que des images de photographes moins renommés comme Kattina Both, Irene Bayer et Max Pfeiffer Watenpfuhl, ou encore quelques oeuvres ambitieuses d’artistes complètement inconnus.

À l’aide de diagonales dynamiques, de perspectives extrêmes et d’astuces techniques, leurs clichés illustrent l’approche expérimentale et professionnelle avec le médium photographie au Bauhaus. Les images transmettent une image de la vie dans l’une des plus importantes écoles d’art du XXe siècle qui fascine encore aujourd’hui.

 

Coordination et scénographie : Gunther Ludwig, Laurent Baude, Paul de Lanzac et les étudiants de l’ÉSAD Orléans.

*Entrée libre et gratuite du lundi au vendredi de 10h à 19h.

Dans le cadre de l’exposition, « le bauhaus en héritage » une projection co(mme)ntée par Jakob Gautel aura lieu le mardi 10 décembre à 17h30 à l’hôtel Dupanloup.

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Situé à Berlin, le Bauhaus-Archiv/Museum für Gestaltung étudie et fait connaître l’histoire du Bauhaus et son influence. Il possède la plus grande collection au monde sur l’histoire de cette école et sur tous les aspects de son activité. L’exposition bauhaus.photo bénéficie du soutien du ministère allemand des Affaires étrangères et de la Fédération des Maisons Franco-Allemandes.

Photo : Sitzende mit Bühnenmaske von Oskar Schlemmer im Stahlrohrsessel von Marcel Breuer, um 1926. Erich Consemüller, Bauhaus-Archiv Berlin / © Dr. Stephan Consemüller

Nuit des musées

Nuit des musées | Carte blanche à l’ÉSAD Orléans

Dans le cadre de la Nuit des musées, des étudiants de l’ÉSAD Orléans ont investi le Musée des Beaux-Arts le samedi 18 mai 2019.

De jeunes créateurs/artistes, futurs designers s’interrogent sur la place de la femme, le regard introspectif ou le corps mis à l’épreuve au travail. D’autres questionnent le pli dans le vêtement qui garde une trace de nous, cette maison qui nous habite ou encore ces mots qui chantent dans nos têtes.

Ces projets dialoguent, échangent, et s’inspirent de la collection du Musée des Beaux-Arts d’Orléans. Ils invitent à porter un autre regard sur les artistes qui les précèdent et à entrer en résonance avec notre actualité.

De la rue au musée, Pierre Allain, Lucie Bretonneau, Justine Boudot, Macha Dufour, Leslie Goriot, Cassandre Maret, Mathilde Morel, Daphné Paris, Lucie Sahuquet, Arielle Selvi et Magda Ziembowska scrutent nos gestes, nos mémoires et nos désirs. Ils nous montrent un peu demain.

Liste des projets

Lucie SAHUQUET inscrit au sol des cartels correspondant aux œuvres du musée. Le visiteur marche sur cette connaissance et repart avec une trace de celle-ci.

Justine BOUDOT & Magda ZIEMBOWSKA s’approprient des œuvres présentées au musée, par le dessin et l’écriture, et les replacent dans l’espace de la ville. La rue offre un nouveau contexte et une nouvelle lecture des œuvres exposées, et incite de nouveaux spectateurs à visiter le musée.

Macha DUFOUR réalise une performance mêlant vidéo et dessin. Elle replace les mouvements de sa performance plastique dans l’espace et le temps et porte un regard sur la mise à l’épreuve du corps par le travail, par sa fatigue et son épuisement dans la durée.

Mathilde MOREL réalise un dessin dans le blanc du papier pendant six heures. Des formes architecturales prennent place sous les traces noires du fusain.

Lucie BRETONNEAU questionne le regard porté au quotidien par l’artiste sur lui-même à travers une série d’autoportraits. Ces illustrations sont la représentation protocolaire d’un reflet perçu chaque jour dans une surface miroitante.

Pierre ALLAIN élève une sombre colonne constituée d’enveloppes transparentes empilées les unes sur les autres face à la toile d’Hantai. Chacune contient de la cendre de bois, un dessin et la graine d’une fleur : la Bignone Campsis-Radicans.

Leslie GORIOT questionne la résilience à travers une série de photographies mettant en scène le corps dans l’espace public et matérialisant ces sentiments invisibles, qui nous affectent tous en silence.

Cassandre MARET réalise une partition sonore et visuelle qui génère des mouvements et des déplacements emprunts du quotidien.

Daphné PARIS réalise un dispositif interactif mettant en jeu la lecture à haute voix. Lors de la lecture, une traduction visuelle s’affiche à l’écran par le biais d’une typographie qui réagit graphiquement à deux paramètres sonores : le volume et la fréquence de la voix.

Arielle SELVI réfléchit au pli comme une action qui porte la mémoire d’un geste quotidien, notamment au travers des différents tissus à usage unique présents dans nos vies.

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Coordinatrice du projet :
Réjane Lhote, artiste plasticienne, enseignante en dessin/arts plastiques du premier cycle à l’ÉSAD Orléans.

Conception graphique :
Justine Boudot et Magda Ziembowska