Archives de catégorie : 2019-2020

Grands Ateliers de Janvier 2020

Les Grands Ateliers de Janvier 2020, moment incontournable de fin de premier semestre, ont lieu du 27 au 31 janvier 2020. Ils s’adressent à tous les étudiants, toutes options confondues et se composés de 15 ateliers réunissant 20 designers, artistes, architectes autour d’un sujet.

Avec le soutien de Orléans Métropole, la Mairie d’Orléans, le 108, le Centre Chorégraphique National d’Orléans et le Centre d’art contemporain Les Tanneries d’Amilly, 15 workshops sont menés :

 

Portes ouvertes 2020

PORTES OUVERTES 2020
dans les murs
hors les murs
derrière les murs
entre les murs

VENDREDI 7 FÉVRIER
13H-20H
SAMEDI 8 FÉVRIER
10H-19H

ÉSAD Orléans
14, rue Dupanloup
108, rue de Bourgogne
45000 Orléans

Tram ligne B Arrêt Cathédrale
Parking Cathédrale

L’ÉSAD Orléans a le plaisir d’ouvrir ses portes le vendredi 7 février de 13h à 20h et le samedi 8 février de 10h à 19h.

PROGRAMME

Présentation de l’École par le directeur le vendredi à 17h et le samedi à 11h et 15h (auditorium)

Exposition Mycélium, Poïétique des formes vivantes de Chloé Jeanne, étudiante-chercheuse en post-diplôme

Exposition des travaux des étudiant.e.s et de diplômé.e.s

Rencontre avec les étudiant.e.s, les enseignant.e.s et les diplômé.e.s

Découverte du labo numérique, des ateliers et de la bibliothèque

Information sur les admissions en première année et en cours de cursus, l’insertion professionnelle, les possibilités de mobilités à l’international et de stages

Retrouvez-y nos différentes formations :

  • Classe préparatoire aux métiers de la création
  • Diplômes de premier cycle/DNA et second cycle/DNSEP :
    option Design, mention Design visuel et graphique
    option Design, mention Design objet et espace
    + Parcours Design et Architecture avec l’ENSAPVS
  • Post-diplôme au sein de l’Unité de Recherche ÉCOLAB

Étudiants, enseignants et membres du personnel seront à votre disposition pour échanger pendant deux jours. Le bâtiment principal au 14 rue Dupanloup ainsi que les annexes au 108 rue de Bourgogne ouvriront leurs portes pour l’occasion.

Ce projet est porté par les étudiants de quatrième année : Antoine Buon, Laetitia Cuchet, Hugo du Roure, Éléonore Fines, Mégane Lazou et Lucie Sahuquet sous la direction de Sébastien Pons pour la scénographie et Nicolas Girard pour la conception graphique.

Mycelium, poïétique des formes vivantes

MYCÉLIUM, POÏÉTIQUE DES FORMES VIVANTES

Exposition du 7 février au 6 mars 2020 à l’ÉSAD Orléans
Vernissage le vendredi 7 février à 12h30

Proposant un point de vue au carrefour de l’art et de la science, l’exposition Mycélium, Poïétique des formes vivantes est un laboratoire d’expériences sensibles, où les processus scientifiques nourrissent une pratique sculpturale. 

Le mycélium serait le réseau neurologique de la nature. On le surnomme le Wood Wide Web. Il ramifie et lie tous les organismes vivants présents dans son environnement. 

A l’image du mycélium, cette recherche sur la mise en forme du vivant a donné lieu à de multiples variations et déclinaisons du vivant comme bio-matériau. Les découvertes et recherches fructueuses ne sont que le point de départ de nouvelles expérimentations. 

La notion de processus est ici centrale. Elle est illustrée par le choix du terme poïétique qui qualifie l’étude des processus de création en art. Faire pousser son matériau, pouvoir lui donner forme, être à l’écoute de ses besoins, en connaître les qualités et faiblesses, tous ces éléments créent une relation presque intime entre l’artiste et la matière. 

Trois grandes lignes se dégagent au sein de cet espace d’exposition : le mycélium, le SCOBY (Symbiotic Culture of Bacteria and Yest) et les cristaux. Trois phénomènes et trois installations qui relèvent d’un processus naturel et qui questionnent la matière, la temporalité, l’échelle et l’espace. 

Les visiteurs sont invités à découvrir de nouvelles formes et matières générées par le vivant à travers des ensembles d’objets, de textes, de vidéos et de photographies faisant appel aux sens visuel, tactile et olfactif. 

Mycélium a reçu le soutien de la DRAC Centre-Val de Loire, la Région Centre-Val de Loire, le CBM (Centre Biophysique Moléculaire) et le CNRS (Centre National de Recherche Scientifique). 

__________________

Chloé Jeanne est diplômée avec les félicitations du jury de l’EESAB Quimper en juin 2018.  Elle entreprend ensuite un post-diplôme au sein de l’Unité de Recherche ÉCOLAB, ce qui lui permet d’être accueillie au Centre Biophysique Moléculaire (CNRS Orléans) en tant qu’artiste invitée. Elle collabore également avec la mycologue Laurence Laboutière. L’exposition Mycélium – Poïétique des formes vivantes est l’aboutissement de cette année de recherche. 

Sa pratique s’oriente vers le vivant et biomatériaux. Ses œuvres puisent dans la recherche scientifique et le design. Elle propose des installations et des sculptures prises dans des environnements sensibles de grande intensité. Espace, objets, odeurs, organismes vivants forment le vocabulaire qu’elle déploie dans un récit qui joue avec les ambiguïtés de la perception. 

www.chloejeanne.net 

Remerciement : Ludovic Duhem, responsable de l’Unité de Recherche ÉCOLAB

Transition

CYCLE DE CONFÉRENCES
TRANSITION

PROGRAMME 2019-2020
Coordination : Didier Laroque

Qu’est qu’une transition ? L’origine du mot français, située dans la première moitié du XVe siècle, serait l’« art de faire passer une idée à une autre » ; les sens ultérieurs dériveraient de cette première signification.  Antérieurement, le latin prémoderne entendait transitio ainsi que la « transe de la mort ». Plus anciennement, le transitio antique indiquait en rhétorique un « passage ». Distinguant l’être sensible et l’être intelligible, la philosophie platonicienne sépare ce qui est voué au changement et ce qui demeure perpétuellement le même ; la transition y est une qualité subalterne. Se séparant de cette pensée, Aristote considère deux espèces de changement : 1/ la génération et la corruption, 2/ le mouvement, comprenant lui-même croissance et décroissance, altération et translation (Métaphysique, livre VII, 7-9). Soulignons l’évidence : ces conceptions exercèrent une influence profonde autant que longue sur la pensée occidentale. Pouvons-nous concevoir autrement que selon l’ontologie de l’infini propre au platonisme comme au néoplatonisme ou d’après l’aristotélicienne ontologie du fini ? — Qu’il s’agisse d’opposer fluence à permanence, venue à l’être et sortie de l’être, évolution à involution, il paraît que la transition ne peut être entendue sans donner au dialectique son rôle universel fondamental : il est, selon Hegel, « le principe de tout mouvement, de toute vie et de toute manifestation active dans l’effectivité » (Encyclopédie des sciences philosophiques, I. La science de la logique, § 81, Addition).

Tandis qu’un sentiment apocalyptique fait apparaître l’urgence contemporaine d’une « transition énergétique » ou d’une « transition écologique », le cycle de conférences propose un recul pensif ; afin de comprendre, selon divers disciplines et cultures, la métabase d’une chose en une autre.

MERCREDI 15 JANVIER
Introduction au cycle de conférences
Didier Laroque, enseignant à l’ÉSAD Orléans

MERCREDI 12 FÉVRIER
Écologie et transition
Olivier Gaudin, maître de conférences en philosophie à l’École de la nature et du paysage de Blois

MERCREDI 4 MARS
Transition écologique et mouvement culturel
Catherine Larrère, professeur de philosophie émérite à l’université Paris I

MERCREDI 11 MARS
Transition écologique et transition politique
Joëlle Zask, maître de conférence en philosophie à l’université de Provence

MERCREDI 18 MARS
L’ultime transition selon René Girard
Benoît Chantre, écrivain

MERCREDI 25 MARS
Transition et transmission
Denis Kambouchner, professeur de philosophie émérite à l’université Paris I

MERCREDI 1er AVRIL
La transition comme “éternel retour”
Céline Flécheux, maître de conférence en esthétique à l’université Paris-Diderot

MERCREDI 29 AVRIL
Transition et métamorphose dans le taoïsme
Antoine Arsan, écrivain

__________________

Les conférences ont lieu de 16h à 17h30 à l’auditorium du Musée des Beaux-Arts d’Orléans sauf mention contraire.
Elles sont destinées prioritairement aux étudiants de l’ÉSAD Orléans.
Dans la limite des places disponibles, elles sont ouvertes au grand public avec le pass musées (15€/an) disponible au Musée des Beaux-Arts.

le bauhaus en héritage

DATE
Mardi 10 décembre à 17h30

LIEU
Hôtel Dupanloup
1 rue Dupanloup ; 45000 Orléans

ENTRÉE
Conférence prioritairement réservée aux étudiants de l’ÉSAD Orléans
Ouverte au public dans la limite des places disponibles.
Réservation conseillée en écrivant à communication@esad-orleans.fr avant le 6 décembre 2019.

le bauhaus en héritage
Projection co(mme)ntée par Jakob Gautel

Voici, à partir d’un héritage familial, un regard particulier sur le Bauhaus, cette école d’art, de design et d’architecture avant-garde, qui fête cette année son 100e anniversaire. Il s’agit non pas d’une énième présentation historique du Bauhaus, mais de l’expérience du Bauhaus tel qu’il a été vécu de l’intérieur, par deux de ses étudiants, à deux époques charnières différentes, et comment ces deux « Bauhäusler » ont essayé de faire perdurer et de défendre ses valeurs sous le régime nazi. Comme troisième point de vue s’ajoute celui du petit-fils, artiste lui-même, qui porte son regard sur cette histoire et tente d’établir un « dialogue artistique intergénérationnel posthume » :

Jakob Gautel, artiste plasticien né en 1965 à Karlsruhe, en Allemagne, vit et travaille à Paris et ailleurs. Il enseigne à l’ENSAPLV en arts plastiques, en licence et en master dans le domaine d’études Arts et scénographie, avec des cours théoriques et pratiques.

Depuis 2012, il travaille sur les traces de son héritage personnel du Bauhaus : sa grand-mère maternelle Corona Krause (1906-1948), tisserande, designer textile et styliste, et son grand-père paternel Hermann (Sven) Gautel (1905-1945), designer de lampes et de meubles, architecte intérieur, ont tous les deux étudié au Bauhaus, à Weimar et à Dessau. Des dossiers de travaux (cours de Klee, Kandinsky, Moholy-Nagy etc.), des dessins, photos, meubles, textiles, vêtements et objets nous sont parvenus.

Mais que nous disent ces documents et objets ? Que pouvons-nous savoir sur quelqu’un qui n’est plus là, à travers de ce qu’il laisse derrière ? Et comment peut-on établir un contact avec le passé, à travers des objets, des documents et photos ?

Pour son projet de recherches, tentaculaire et forcément inachevé, entre enquête, recherches historiques et expérimentation artistique, Jakob Gautel a bénéficié de l’aide à la recherche artistique du CNAP en 2013-14 et d’une résidence d’artiste au Meisterhaus Muche, fondation Bauhaus Dessau, en été 2017.

Photos © Jakob Gautel/ADAGP 2019

HISTOIRE ET THÉORIE DES ARTS

CYCLE DE CONFÉRENCES
HISTOIRE ET THÉORIE DES ARTS

ANNÉE 2019-2020
Coordination : Evelyne Paradis

MERCREDI 13 NOVEMBRE
L’écologie est-elle soluble dans l’art contemporain – et réciproquement ?
Morgan Labar, docteur en Histoire de l’art

L’écologie est-elle soluble dans l’art contemporain – et réciproquement ? Pour certains une réponse par l’affirmative va de soi. D’autres craindront un art « récupéré », instrumentalisé, asservi à des considérations « non artistiques ». Inversement, certains s’inquiéteront d’un dévoiement de la cause écologiste, et mettront le doigt sur la bonne conscience environnementaliste que s’achètent les pollueurs en finançant des projets d’artistes.
Cette conférence sera l’occasion d’explorer les zones de frictions entre histoire de l’art contemporain et écologie politique, et d’évoquer pistes et perspectives pour la création de demain. Pratiques artistiques dites  « éco-responsables », recyclage, actions spectaculaire artistico-militantes, ou encore actions restauratrices sur la nature : le spectre est large. On présentera notamment les nouvelles formes d’art participatif qui ont émergé depuis la fin des années 1980 ; pratique artistique et action environnementale y sont conjointes pour viser à l’émancipation sociale.

MERCREDI 20 NOVEMBRE
Pierre Guariche (1926/1995) : Du décorateur créateur d’ensemble au designer
Delphine Jacob, architecte DPLG

L’industrialisation de la construction des programmes de logements collectifs en 1947 entraîne pour les architectes l’adoption d’une méthode qui passe par la création de cellules types. Le décorateur-créateur d’ensembles Pierre Guariche s’inscrit dans ce contexte. Cette contribution va nous permettre de comprendre comment le mobilier standardisé de Pierre Guariche vise la production industrielle par le choix de la mise en œuvre de matériaux spécifiques. Nous nous baserons sur l’analyse de ses luminaires dont l’esthétique radicale allie la beauté, la fonctionnalité et la perfection technique et optique. Nous répondrons à ce sujet en nous intéressant aussi à son travail sur les meubles aux influences scandinaves conçus avec des dérivés du bois. Puis nous nous interrogerons sur l’impact, dans l’œuvre de Pierre Guariche, de l’arrivée des nouveaux matériaux venus d’outre-Atlantique, essentiellement les thermoplastiques et les fibres synthétiques déjà expérimentés par les designers américains. Nous aborderons à travers des comparaisons le design scandinave (Aalto), US (Eames…), italien (Sarfatti)…

MERCREDI 27 NOVEMBRE
Une histoire différente de la contribution des femmes aux arts : le cas de l’Egypte moderne
Nadine Atallah, historienne de l’art

Depuis plusieurs décennies, en particulier aux États-Unis et en Europe, d’importants travaux sont menés pour étudier la place des femmes dans l’art, montrer leurs œuvres et les intégrer dans les collections des musées, notamment à la suite des réflexions pionnières de l’historienne de l’art féministe américaine Linda Nochlin. Celle-ci posait en 1971 une question importante : « Pourquoi n’y a-t-il pas eu de grandes artistes femmes ? », afin de mettre en lumière les facteurs sociaux et institutionnels qui limitent sinon empêchent la réussite et la visibilité des femmes dans le domaine artistique. Or, suggérant que les arguments de Nochlin n’ont rien d’universel, la peintresse égyptienne Nazli Madkour lui répondit en 1993 : « C’est un fait que nous, en Égypte, avons eu une histoire différente de la contribution des femmes aux arts, qui n’a pas encore été racontée. Bien que notre histoire nous ait accablées par des comportements similaires – sinon plus rigides – des circonstances particulières ont permis la reconnaissance de la contribution de la femme moderne à ce champ » . En effet, contrairement à la majorité des pays du monde, en Egypte les femmes ont pris part à la création artistique dès le début du XXe siècle, et y sont reconnues comme des actrices importantes des mouvements de l’art moderne. En prenant pour point de départ l’opposition de Madkour à Nochlin, cette conférence présente des éléments de compréhension de la place des femmes dans l’art moderne égyptien, et offre des points de comparaison avec l’histoire occidentale. Il s’agit notamment de présenter la chronologie de la modernité en Egypte, qui diffère de la chronologie euro-américaine, et d’identifier le profil de ces femmes artistes tout en situant leur travail et son évolution en relation avec l’histoire politique et culturelle de l’Egypte. Le propos s’appuie sur l’observation et l’analyse d’œuvres choisies, rarement montrées en France.

MERCREDI 4 DÉCEMBRE
Interventions contemporaines dans les musées historiques
Clara Mosquera, architecte et enseignante-chercheuse, Département d’Histoire, Théorie et Composition Architectoniques, Université de Séville

Le Centre Pompidou et le Guggenheim Bilbao, séparés par vingt ans (1977 et 1997), ont marqué des points d’inflexion dans l’architecture des musées à l’échelle globale.  À la suite de la crise financière de 2008, il est devenu clair que les méga-musées, les musées nés dans cet environnement post-Bilbao et les satellites des grandes institutions n’incarnent plus forcément des modèles à succès. En revanche, une certaine humilité et un retour à l’essentiel sont aujourd’hui devenus prédominants dans les projets nés dans cette nouvelle aube créative muséale. Un renouveau qui redonne à la création architecturale une place prépondérante. D’ici à nos jours, l’architecture des musées a commencé à incorporer dans les interventions muséales d’autres valeurs, comme des références au contexte (urbain, historique, social), des références à la collection et un rapport croissant avec la ville. 

Les rapports tendus entre architecture contemporaine et patrimoine ont connu une effervescence due au contexte des expansions muséales en tant qu’architectures historiques et emblématiques. Il s’agira dans cette conférence de mettre en évidence les différentes solutions et stratégies d’intervention architecturale dans les musées historiques et d’interroger leur rôle dans la mise en œuvre d’une politique de rénovation patrimoniale de l’échelle institutionnelle à l’échelle urbaine. À travers d’une série de cas d’étude, nous interrogerons l’enjeu de la contemporanéité au service des institutions muséales.

MERCREDI 18 DÉCEMBRE
L’architecture du mystère : la structure de l’invisible et du vide du symboliste Degouve de Nuncques aux surréalistes Giorgio de Chirico, Max Ernst et René Magritte
Marine Nedelec, Historienne d’art

Cette conférence partira du pastel Nocturne au Parc royal de Bruxelles, réalisé en 1897 par William Degouve de Nuncques. Elle montrera comment cet artiste symboliste a structuré son œuvre autour d’un vide, d’un invisible qu’il rend palpables à travers le genre du nocturne. Puis, elle observera comment cette structure de l’absence se retrouve quelques décennies plus tard dans les œuvres surréalistes de Giorgio de Chirico, Max Ernst et René Magritte. À travers l’analyse iconographique et la notion de vide, cette conférence sera l’occasion d’aborder deux mouvements de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle : le symbolisme et le surréalisme.

MERCREDI 8 JANVIER
L’histoire de l’art à l’épreuve de la transdisciplinarité
Juliette Milbach, PhD en histoire de l’art

Cette conférence donnera les grandes lignes des problématiques soulevées par l’histoire de l’art au prisme de la transdisciplinarité. Quelles porosités pour l’histoire, la sociologie et l’histoire de l’art ? Quelles ont été les positions des grands historiens de l’art du XXe siècle (Wölfflin, Focillon, Warburg, Panofsky, Gombrich etc.)? Cela permettra aussi de comprendre les enjeux contemporains posés à la discipline (Genre, Art contemporain, Enseignement de l’art, Académie et académisme…) et donnera à voir l’histoire des idées à travers un vecteur et des penseurs moins connus que d’autres.

MERCREDI 12 FÉVRIER
Sociologie(s) de l’art : histoire, objets, méthodes
Umut Ungan, docteur en histoire et théories des arts 

Nous avons souvent tendance à oublier que, longtemps, l’art et les œuvres ont exclusivement relevé du domaine esthétique et de l’histoire de l’art. Cette conférence propose un court panorama historique et synthétique de la manière dont les sciences sociales se sont progressivement emparées de l’objet artistique au 20ème siècle : une période qui marque l’ouverture du champ artistique à des considérations externes (économique, sociale, politique etc.) et qui va jusqu’à l’autonomisation de certaines problématiques qui constituent aujourd’hui la base théorique d’une discipline à part entière, à savoir la sociologie de l’art.

MERCREDI 26 FÉVRIER 
Tout contre
Camille Paulhan, critique d’art

Certaines « attitudes » d’artistes semblent s’opposer à certaines attentes que nous avons parfois à propos des œuvres : qu’elles soient lisibles, visibles, qu’elles soient énergiques, qu’elles nous saisissent par leur force visuelle, par leurs matériaux nobles, par leurs prouesses techniques, qu’elles s’inscrivent dans une histoire de l’art durable. Il sera dans cette conférence question d’artistes qui ont voulu que leurs œuvres soient précaires, modestes, non-reproductibles, introverties, capables de s’épuiser jusqu’à un presque rien. Une histoire qui rassemble des boules et des sucres taillés par Christian Boltanski, les concrétions textiles d’Hessie, des chewing-gums mâchés par Alina Szapocznikow, des tableaux en coton de Piero Manzoni ou les encoconnages de laine de Judith Scott.

__________________

Les conférences ont lieu de 14h à 15h30 à l’auditorium du Musée des Beaux-Arts d’Orléans sauf mention contraire.
Elles sont destinées prioritairement aux étudiants de l’ÉSAD Orléans.
Dans la limite des places disponibles, elles sont ouvertes au grand public avec le pass musées (15€/an) disponible au Musée des Beaux-Arts.

ARTISTES ET CRÉATEURS INVITÉS

CYCLE DE CONFÉRENCES
ARTISTES ET DESIGNERS INVITÉS

PROGRAMME 2019-2020
Coordination : Gunther Ludwig et Sophie Monville

DESIGN ET ÉCOLOGIE : ENTRE CONVICTIONS ET REPRÉSENTATIONS
Philippe Riehling, designer

« La particularité du design est qu’il n’existe pas de définition unique et définitive, puisqu’il se réinvente à chaque époque, en suivant les évolutions, les cultures et les apports des designers du monde entier. » Alliance française des Designers.
Ce que l’on pense être une démarche éthique et vertueuse à une période donnée peut changer. L’observation du monde, les expériences de vie, les rencontres et itérations avec d’autres profils influent sur notre approche du design. Cette évolution sera illustrée par le designer et abordera des questionnements actuels au travers de sa pratique et de son activité d’enseignant :

  • Les méthodes d’éco-conception, oui mais au service de quelles finalités ?
  • Quelles applications conservent du sens dans le monde qui vient ?
  • Une permanence de la séduction pour la Forme oriente-t-elle les pratiques vers certaines catégories d’objet au détriment d’autres ?
  • Quelles représentations et influences ont les réseaux sociaux sur les pratiques des designers ?
  • Quelles seraient les limites au métier de designer ? A partir de quand une pratique qui se détache de l’objet et d’une matérialité sort-elle du champ du design. Quid d’une approche holistique faite d’observation, de méthode, … à la façon du designer tel que l’entend la permaculture ?

Philippe Riehling pratique un design qui croise, au fil de ses projets respectueux de l’environnement, relecture de savoir-faire, circuits courts et lien social. Depuis plus de dix ans, il collabore avec des industriels, des artisans, des PME et des institutions publiques pour créer et développer des solutions aussi diverses que des objets, produits industriels, équipements urbains, scénographies itinérantes, dispositifs de médiation. Son activité se décline aujourd’hui également sous la forme d’un accompagnement stratégique au développement de projets, de l’organisation de concours de design ou encore de propositions s’appuyant sur des expertises naturalistes venant compléter la palette de services proposés.

PAPIER CODÉ, ÉCRAN TOILÉ
E+K, Élise GAY et Kévin DONNOT, designers, print et digital media

Élise Gay et Kévin Donnot sont associés au sein d’un atelier de design graphique spécialisé dans les projets éditoriaux, imprimés et/ou numériques. La structure, créée en 2011, travaille principalement avec les milieux culturels et institutionnels (musées, centres d’art, artistes, maisons d’édition, etc.) et œuvre aussi bien sur papier que sur écran, questionnant le passage d’un média à l’autre. Cette perméabilité, associée à la pratique de la programmation, incite à penser l’imprimé de manière dynamique et à envisager les supports interactifs avec une attention particulière pour la typographie. Ils ont co-fondé Back Office, une revue de recherche interrogeant les relations qu’entretiennent design graphique et pratiques numériques et publiée en coédition avec les éditions B42. Kévin Donnot enseigne par ailleurs le design graphique à l’École européenne supérieure d’art de Bretagne — site de Rennes depuis 2013 et est associé à plusieurs projets de recherches en cours. Ensemble, ils animent régulièrement des workshops dans différentes écoles en France et à l’étranger.

PASSAGE À L’ACTE
Collectif Tendance Floue, Mat Jacob, photographie et édition

Mat Jacob présentera Tendance Floue, le collectif de photographes qu’il a co-fondé en 1991 pour défendre une nouvelle conception de l’agence photographique. À travers des extraits de films, des livres et des revues produits par Tendance Floue, la conférence s’intéressera aux moments forts de l’histoire du collectif. Parmi ceux-ci, la trilogie des Nous (1999 – 2006), les Mad in (2006 – 2015), Nationale Zéro (2003) et Azimut (2017 – 2018) viendront affirmer une démarche interrogative sur le monde et sur les pratiques de la photographie contemporaine. « Utopique, transgressive, Tendance Floue oppose à la standardisation croissante des pratiques de diffusion et de médiatisation du photoreportage une forme de résistance généreuse, et invente, au fil des défis, une nouvelle manière de « vivre la photographie ». » (Benoît Rivero)

« Être en collectif, est-ce tout partager ? Est-ce se réunir jusqu’à se mettre d’accord à l’unanimité ? Est-ce prêcher une utopie ? Apprendre à sauver sa peau dans la meute ? Se déculpabiliser d’être individualiste ? Est-ce se mettre à l’abri des incertitudes de la profession ? Est-ce exister ? » Mat Jacob affirme une « grammaire de l’image plurielle », fruit de multiples voyages, d’un besoin de se frotter au réel et de rester libre. Sa série Chiapas, Mexique s’inscrit au cœur d’un travail documentaire et humaniste, mené durant vingt ans et a fait l’objet d’un livre dans la collection Photo Poche. Depuis dix ans, il expérimente les narrations multimédias pour le théâtre et le Web, où le documentaire coexiste avec la poésie et la fiction. En 2017, il crée Zone i, un espace culturel consacré à l’image et à l’environnement en Région Centre, sur les bords du Loir.

DE CE AVEC QUOI ON N’EST PAS CENSÉ JOUER 
Brice Roy, game design, expériences interactives

Avant de concevoir un jeu vidéo, remettre en jeu l’idée que l’on se fait du jeu vidéo. Ce qui implique de commencer par remettre en question ce que l’on considère d’emblée comme n’en faisant pas partie. Voilà l’objet de cette intervention : parler de ce avec quoi, dans un jeu vidéo, on n’est pas censé jouer. En premier chef desquels les supports techniques : manettes, écran, données, espace tangible. L’intervention sera conclue d’une présentation du dispositif vidéoludique Jeux invertis

Brice Roy est artiste numérique. Co-fondateur du collectif One Life Remains, il explore les propriétés du medium vidéoludique depuis 2009. La relation joueur / spectateur, le thème du contrôle et la question de la sauvegarde de jeu figurent parmi ses axes de recherche privilégiés. Plus généralement, c’est du rapport entre jeu et numérique dont il est question : du numérique comme technologie de la remise en jeu et du jeu comme mode de rapport insigne à la technique. Ses créations prennent la forme de programmes informatiques, de dispositifs ou d’installations interactives. Son travail est présenté en France et à l’étranger.

Crédit image : Jeux invertis, Brice Roy (collectif One Life Remains), dispositif vidéoludique, 2019

QUI VEUT PRENDRE LA PAROLE ?
Olivier Vadrot, architecte/designer

Dans la tradition ancienne, le héraut demande “Qui veut prendre la parole?“ Il est d’usage de penser que la démocratie est apparue soudainement à Athènes, comme tombée du ciel. Pourtant les pratiques d’assemblée ne sont pas limitées à l’Occident, on les retrouve en Éthiopie ou en Côte d’Ivoire, dans le Japon médiéval ou en Syrie au temps du royaume de Mari.

Olivier Vadrot mène actuellement une recherche sur l’apparition des formes architecturales liées aux pratiques d’assemblées, et plus particulièrement aux édifices grecs dédiés au théâtre, qui en sont tout à la fois l’origine et la synthèse. Cette forme tronconique, avec des assises en gradin sur un plan rayonnant, appelée koïlon en grec, cavea en latin, cette forme se retrouve aujourd’hui dans les espaces du spectacle, mais aussi dans ceux de la représentation politique (on emploie alors le terme d’ “hémicycle“), dans les édifices du sport, dans l’architecture des jardins, ou dans les universités (le terme utilisé devient “amphithéâtre“). Parfaitement synthétisée sur le site d’Épidaure, cette forme est pourtant le résultat d’un lent cheminement depuis les marches du temple de Cnossos en Crête jusqu’aux gigantesques stades de notre époque. Cette conférence donnera à voir un état des lieux de la recherche en cours, mais aussi des différents projets conçus précédemment par son auteur, tels que Le kiosque électronique, Circo Minimo ou plus récemment Cavea.

INERTE OU VIVANT ? FICTION OU RÉALITÉ ?
Arthur-Donald Bouillé, designer industriel

Morceaux de chairs mortes hybridées et ramenées à la vie, nano-robots auto-répliquant ou porc-épic transgénique semeur de graines. Matières actives, matière à fiction est une recherche et une expérimentation autour des mythes et des expériences scientifiques d’hier et de demain. Entre bactéries reprogrammées et éléments inertes animés, ces formes de matérialité ne remettent-elles pas en question la perception et la considération du Vivant ? N’amènent-elles pas d’ailleurs à reformuler le rôle du designer et à renouveler ses imaginaires ?  De la fiction à la réalité, la présentation de ce travail de recherche mené pendant mon cursus à l’ENSCI-Les Ateliers en 2018 sera l’occasion d’aborder le développement du purificateur d’air intérieur Æther réalisé dans le cadre de la compétition internationale de machines génétiquement modifiées (iGEM) du MIT de Boston.

Diplômé d’un bachelor de design industriel à l’Ecole Nationale Supérieure d’Art Visuel de La Cambre à Bruxelles, Arthur-Donald Bouillé est étudiant en phase diplôme à l’Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle (ENSCI-Les Ateliers).  Ses expériences dans des agences de création industrielle telles que Normal Studio ou Big Bang Project, ainsi que sa participation à des projets articulés autour de la matière active ont façonné son intérêt pour une approche de création située entre science et design afin d’interroger notre rapport aux objets vivants.

THÈME ET VARIATIONS. SYSTÈMES DE JEU EN DESIGN GRAPHIQUE
Sophie Cure, graphiste

Designer graphique, diplômée de l’ENSAAMA-Olivier de Serres, Sophie Cure s’intéresse aux frontières poreuses entre lecture et musique, typographie et notation musicale. Elle joue à décaler ces curseurs, questionne les mécanismes de déchiffrage et d’interprétation, la musicalité de l’écriture et la sensorialité de la lecture. Son projet de recherche Les Chants lexicaux explore des manières de faire sonner et résonner les livres entre eux. Protocoles de lecture et dispositifs graphiques permettent de créer des rencontres entre les livres : carambolages, dialogues de sourds, dissonances ou accords parfaits. Il s’agit de jouer avec les accentuations et le rythme du phrasé, les sonorités des mots, susciter des tonalités de lecture augmentée en empruntant des formes propres au répertoire musical : comment lire staccato, en polyphonie avec un ostinato ? Comment faire les gammes d’un livre ? Quel impact la typographie a-t-elle sur la lecture à voix haute ? Finalement, le texte porte-t-il déjà en lui des frémissements de partition ? Au printemps 2018, dans le cadre de cette recherche, elle présente la Sonate pour trois lecteurs, performance pour faire sonner et dissoner les livres de la librairie Petite Egypte. La partition graphique a été interprétée par des comédiens du Collectif bim.

Sensible aux pédagogies alternatives, inspirée par le travail de Froebel ou de Bruno Munari, elle articule un pan important de son travail autour de la conception de jeux pédagogiques. En 2011, elle a conçu des jeux typographiques pour stimuler l’apprentissage et le plaisir de lire chez les personnes dyslexiques, salués par un prix de la Fondation de France en 2012. En 2015, est publié Le livret d’initiation au graphisme, qu’elle a co-conçu et co-écrit avec Aurélien Farina. Cet ouvrage vient de paraître en anglais en 2019 sous le titre Graphic Design Play Book. Depuis 2015, elle intervient en tant qu’enseignante dans plusieurs écoles (Parsons School Paris, L’École des Beaux-Arts d’Angers) et anime régulièrement des workshops (Isdat Toulouse, KABK La Haye, ÉSAD Orléans…).
Elle travaille également dans les champs de l’identité visuelle, de l’édition, de la direction artistique et collabore avec des institutions publiques, des artistes et diverses structures, comme Le Signe, Centre National du Graphisme, Les Éditions Actes Sud, le Ministère de la Culture, le Centre Pompidou, le Muséum national d’histoire naturelle, la revue Télérama… 
Pour chaque projet, elle chercher à établir des règles de jeu, met en place un système graphique qu’elle joue à déployer sur différents supports. Elle attache de l’importance à créer des objets et des formes polysémiques qui stimulent l’imaginaire, des formes ouvertes qui laissent une brèche au lecteur, l’invite à l’interprétation et à la contemplation.

Attention ! Changement de lieu : auditorium de la Médiathèque d’Orléans

LE BAUHAUS EN HÉRITAGE
Jakob Gautel, artiste plasticien

Voici, à partir d’un héritage familial, un regard particulier sur le Bauhaus, cette école d’art, de design et d’architecture avant-garde, qui fête cette année son 100e anniversaire. Il s’agit non pas d’une énième présentation historique du Bauhaus, mais de l’expérience du Bauhaus tel qu’il a été vécu de l’intérieur, par deux de ses étudiants, à deux époques charnières différentes, et comment ces deux « Bauhäusler » ont essayé de faire perdurer et de défendre ses valeurs sous le régime nazi. Comme troisième point de vue s’ajoute celui du petit-fils, artiste lui-même, qui porte son regard sur cette histoire et tente d’établir un « dialogue artistique intergénérationnel posthume » :

Jakob Gautel, artiste plasticien né en 1965 à Karlsruhe, en Allemagne, vit et travaille à Paris et ailleurs. Il enseigne à l’ENSAPLV en arts plastiques, en licence et en master dans le domaine d’études Arts et scénographie, avec des cours théoriques et pratiques. Depuis 2012, il travaille sur les traces de son héritage personnel du Bauhaus : sa grand-mère maternelle Corona Krause (1906-1948), tisserande, designer textile et styliste, et son grand-père paternel Hermann (Sven) Gautel (1905-1945), designer de lampes et de meubles, architecte intérieur, ont tous les deux étudié au Bauhaus, à Weimar et à Dessau. Des dossiers de travaux (cours de Klee, Kandinsky, Moholy-Nagy etc.), des dessins, photos, meubles, textiles, vêtements et objets nous sont parvenus.

Mais que nous disent ces documents et objets ? Que pouvons-nous savoir sur quelqu’un qui n’est plus là, à travers de ce qu’il laisse derrière ? Et comment peut-on établir un contact avec le passé, à travers des objets, des documents et photos ? Pour son projet de recherches, tentaculaire et forcément inachevé, entre enquête, recherches historiques et expérimentation artistique, Jakob Gautel a bénéficié de l’aide à la recherche artistique du CNAP en 2013-14 et d’une résidence d’artiste au Meisterhaus Muche, fondation Bauhaus Dessau, en été 2017.

Attention ! Changement d’horaire et de lieu : Salle des thèses de l’Hôtel Dupanloup à 17h30

DESSINS
Jérôme Zonder, artiste

« Diplômé de l’École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris en 2001, Jérôme Zonder est l’un des artistes les plus reconnus de la jeune scène contemporaine française, considéré comme l’un des dessinateurs les plus importants de sa génération.

Comme toujours chez l’artiste, les interrogations sur la condition humaine deviennent enjeux de représentation. « Dessiner revient pour moi à créer un espace symbolique qui fonctionne ; construire un système dans lequel on peut faire rentrer le monde et ses questions » explique Jérôme Zonder. » Texte extrait de la page de l’artiste sur le site de la Galerie Nathalie Obadia, Paris.

Visuel : Jérôme Zonder, Eloïse, 2018, poudre graphite et poudre de charbon sur papier collé sur toile, 150x150cm. Courtesy de l’artiste et de la Galerie Nathalie Obadia, Paris/Bruxelles.

__________________

Les conférences ont lieu de 16h à 17h30 à l’auditorium du Musée des Beaux-Arts d’Orléans sauf mention contraire.
Elles sont destinées prioritairement aux étudiants de l’ÉSAD Orléans.
Dans la limite des places disponibles, elles sont ouvertes au grand public avec le pass musées (15€/an) disponible au Musée des Beaux-Arts.

bauhaus.photo

bauhaus.photo

A l’occasion du centenaire du Bauhaus, l’ÉSAD Orléans, en partenariat avec la Maison de l’Architecture Centre-Val de Loire et avec le soutien de la Région Centre-Val de Loire, accueille bauhaus.photo, une exposition de photographies conçue par le Bauhaus-Archiv/Musée du design de Berlin présentant 100 oeuvres-clé sélectionnées parmi une collection mondiale de plus de 70.000 photographies du Bauhaus.

Vernissage le 28 novembre à 18h30 en présence de Madame Kristin Bartels, commissaire d’exposition au Bauhaus-Archiv Berlin
Exposition du 29 novembre au 19 décembre 2019*
Galerie de l’ÉSAD Orléans

A travers cinq thèmes de la vie à l’école du Bauhaus (fêtes et représentations, quotidien et loisirs, vie dans les ateliers), en montrant des portraits, des photographies d’architecture et de produits ainsi que les travaux issus du cours de photographie de Walter Peterhans, le visiteur découvre la richesse et la diversité artistique de la photographie telle qu’elle a été pratiquée au Bauhaus.

Les origines internationales des étudiants et du corps enseignant du Bauhaus ont contribué à l’émergence de tendances parallèles à l’avant-garde photographique contemporaine – du surréalisme à la Nouvelle Vision et la Nouvelle Objectivité en passant par le dadaïsme. Le domaine central « La vie au Bauhaus » met à l’honneur l’atmosphère animée de l’école. Que ce soit lors de fêtes fastueuses, de moments quotidiens de la vie en communauté ou du travail dans les ateliers du Bauhaus, une multitude de photographies capturent des moments uniques.

La section des portraits offre un panorama fascinant des différentes possibilités de se mettre en scène soi-même ou de créer des portraits permettant d’avoir un aperçu des différentes personnalités au Bauhaus.

Les photographies du bâtiment du Bauhaus et des maisons des maîtres à Dessau par Lucia Moholy ont eu un impact significatif sur le style de la photographie d’architecture jusqu’à nos jours.

Le domaine de la photographie de produit est devenu au Bauhaus un domaine d’activité majeur qui devait faire avancer la commercialisation des objets de design conçus dans les ateliers. Ces photographies parvenaient à créer une atmosphère qui élevait des objets du quotidien au rang d’oeuvres d’art.

Finalement, le département « Cours de photographie de Walter Peterhans » guide le regard sur les cours de photographie s’étant tenus entre 1929 et 1933 au Bauhaus, avec des oeuvres de l’enseignant mais aussi de ses étudiants, et se consacre ainsi à l’enseignement et à l’établissement du média à l’école.

On retrouve dans cette exposition aussi bien des classiques de Lucia Moholy, László Moholy-Nagy et T. Lux Feininger que des images de photographes moins renommés comme Kattina Both, Irene Bayer et Max Pfeiffer Watenpfuhl, ou encore quelques oeuvres ambitieuses d’artistes complètement inconnus.

À l’aide de diagonales dynamiques, de perspectives extrêmes et d’astuces techniques, leurs clichés illustrent l’approche expérimentale et professionnelle avec le médium photographie au Bauhaus. Les images transmettent une image de la vie dans l’une des plus importantes écoles d’art du XXe siècle qui fascine encore aujourd’hui.

 

Coordination et scénographie : Gunther Ludwig, Laurent Baude, Paul de Lanzac et les étudiants de l’ÉSAD Orléans.

*Entrée libre et gratuite du lundi au vendredi de 10h à 19h.

Dans le cadre de l’exposition, « le bauhaus en héritage » une projection co(mme)ntée par Jakob Gautel aura lieu le mardi 10 décembre à 17h30 à l’hôtel Dupanloup.

____________

Situé à Berlin, le Bauhaus-Archiv/Museum für Gestaltung étudie et fait connaître l’histoire du Bauhaus et son influence. Il possède la plus grande collection au monde sur l’histoire de cette école et sur tous les aspects de son activité. L’exposition bauhaus.photo bénéficie du soutien du ministère allemand des Affaires étrangères et de la Fédération des Maisons Franco-Allemandes.

Photo : Sitzende mit Bühnenmaske von Oskar Schlemmer im Stahlrohrsessel von Marcel Breuer, um 1926. Erich Consemüller, Bauhaus-Archiv Berlin / © Dr. Stephan Consemüller