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HISTOIRE ET THÉORIE DES ARTS

CYCLE DE CONFÉRENCES
HISTOIRE ET THÉORIE DES ARTS

ANNÉE 2019-2020
Coordination : Evelyne Paradis

MERCREDI 13 NOVEMBRE
L’écologie est-elle soluble dans l’art contemporain – et réciproquement ?
Morgan Labar, docteur en Histoire de l’art

L’écologie est-elle soluble dans l’art contemporain – et réciproquement ? Pour certains une réponse par l’affirmative va de soi. D’autres craindront un art « récupéré », instrumentalisé, asservi à des considérations « non artistiques ». Inversement, certains s’inquiéteront d’un dévoiement de la cause écologiste, et mettront le doigt sur la bonne conscience environnementaliste que s’achètent les pollueurs en finançant des projets d’artistes.
Cette conférence sera l’occasion d’explorer les zones de frictions entre histoire de l’art contemporain et écologie politique, et d’évoquer pistes et perspectives pour la création de demain. Pratiques artistiques dites  « éco-responsables », recyclage, actions spectaculaire artistico-militantes, ou encore actions restauratrices sur la nature : le spectre est large. On présentera notamment les nouvelles formes d’art participatif qui ont émergé depuis la fin des années 1980 ; pratique artistique et action environnementale y sont conjointes pour viser à l’émancipation sociale.

MERCREDI 20 NOVEMBRE
Pierre Guariche (1926/1995) : Du décorateur créateur d’ensemble au designer
Delphine Jacob, architecte DPLG

L’industrialisation de la construction des programmes de logements collectifs en 1947 entraîne pour les architectes l’adoption d’une méthode qui passe par la création de cellules types. Le décorateur-créateur d’ensembles Pierre Guariche s’inscrit dans ce contexte. Cette contribution va nous permettre de comprendre comment le mobilier standardisé de Pierre Guariche vise la production industrielle par le choix de la mise en œuvre de matériaux spécifiques. Nous nous baserons sur l’analyse de ses luminaires dont l’esthétique radicale allie la beauté, la fonctionnalité et la perfection technique et optique. Nous répondrons à ce sujet en nous intéressant aussi à son travail sur les meubles aux influences scandinaves conçus avec des dérivés du bois. Puis nous nous interrogerons sur l’impact, dans l’œuvre de Pierre Guariche, de l’arrivée des nouveaux matériaux venus d’outre-Atlantique, essentiellement les thermoplastiques et les fibres synthétiques déjà expérimentés par les designers américains. Nous aborderons à travers des comparaisons le design scandinave (Aalto), US (Eames…), italien (Sarfatti)…

MERCREDI 27 NOVEMBRE
Vision et signification : la matérialité des arts visuels fixes
Jacopo Veneziani, docteur en Histoire de l’art

MERCREDI 4 DÉCEMBRE
Interventions contemporaines dans les musées historiques
Clara Mosquera, enseignante-chercheuse, Département d’Histoire, Théorie et Composition Architectoniques, Université de Séville

Attention changement de lieu : Auditorium de la médiathèque d’Orléans

MERCREDI 11 DÉCEMBRE
L’histoire de l’art à l’épreuve de la transdisciplinarité
Juliette Milbach, PhD en histoire de l’art

Cette conférence donnera les grandes lignes des problématiques soulevées par l’histoire de l’art au prisme de la transdisciplinarité. Quelles porosités pour l’histoire, la sociologie et l’histoire de l’art ? Quelles ont été les positions des grands historiens de l’art du XXe siècle (Wölfflin, Focillon, Warburg, Panofsky, Gombrich etc.)? Cela permettra aussi de comprendre les enjeux contemporains posés à la discipline (Genre, Art contemporain, Enseignement de l’art, Académie et académisme…) et donnera à voir l’histoire des idées à travers un vecteur et des penseurs moins connus que d’autres.

MERCREDI 18 DÉCEMBRE
Marine Nedelec, Historienne d’art

MERCREDI 12 FÉVRIER
Sociologie(s) de l’art : histoire, objets, méthodes
Umut Ungan, docteur en histoire et théories des arts 

Nous avons souvent tendance à oublier que, longtemps, l’art et les œuvres ont exclusivement relevé du domaine esthétique et de l’histoire de l’art. Cette conférence propose un court panorama historique et synthétique de la manière dont les sciences sociales se sont progressivement emparées de l’objet artistique au 20ème siècle : une période qui marque l’ouverture du champ artistique à des considérations externes (économique, sociale, politique etc.) et qui va jusqu’à l’autonomisation de certaines problématiques qui constituent aujourd’hui la base théorique d’une discipline à part entière, à savoir la sociologie de l’art.

MERCREDI 26 FÉVRIER 
Tout contre
Camille Paulhan, critique d’art

Certaines « attitudes » d’artistes semblent s’opposer à certaines attentes que nous avons parfois à propos des œuvres : qu’elles soient lisibles, visibles, qu’elles soient énergiques, qu’elles nous saisissent par leur force visuelle, par leurs matériaux nobles, par leurs prouesses techniques, qu’elles s’inscrivent dans une histoire de l’art durable. Il sera dans cette conférence question d’artistes qui ont voulu que leurs œuvres soient précaires, modestes, non-reproductibles, introverties, capables de s’épuiser jusqu’à un presque rien. Une histoire qui rassemble des boules et des sucres taillés par Christian Boltanski, les concrétions textiles d’Hessie, des chewing-gums mâchés par Alina Szapocznikow, des tableaux en coton de Piero Manzoni ou les encoconnages de laine de Judith Scott.

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Les conférences ont lieu de 14h à 15h30 à l’auditorium du Musée des Beaux-Arts d’Orléans sauf mention contraire.
Elles sont destinées prioritairement aux étudiants de l’ÉSAD Orléans.
Dans la limite des places disponibles, elles sont ouvertes au grand public avec réservation préalable en écrivant à communication@esad-orleans.fr 

ARTISTES ET CRÉATEURS INVITÉS

CYCLE DE CONFÉRENCES
ARTISTES ET CRÉATEURS INVITÉS

PROGRAMME 2019-2020
Coordination : Gunther Ludwig et Sophie Monville

DESIGN ET ÉCOLOGIE : ENTRE CONVICTIONS ET REPRÉSENTATIONS
Philippe Riehling, designer

« La particularité du design est qu’il n’existe pas de définition unique et définitive, puisqu’il se réinvente à chaque époque, en suivant les évolutions, les cultures et les apports des designers du monde entier. » Alliance française des Designers.
Ce que l’on pense être une démarche éthique et vertueuse à une période donnée peut changer. L’observation du monde, les expériences de vie, les rencontres et itérations avec d’autres profils influent sur notre approche du design. Cette évolution sera illustrée par le designer et abordera des questionnements actuels au travers de sa pratique et de son activité d’enseignant :

  • Les méthodes d’éco-conception, oui mais au service de quelles finalités ?
  • Quelles applications conservent du sens dans le monde qui vient ?
  • Une permanence de la séduction pour la Forme oriente-t-elle les pratiques vers certaines catégories d’objet au détriment d’autres ?
  • Quelles représentations et influences ont les réseaux sociaux sur les pratiques des designers ?
  • Quelles seraient les limites au métier de designer ? A partir de quand une pratique qui se détache de l’objet et d’une matérialité sort-elle du champ du design. Quid d’une approche holistique faite d’observation, de méthode, … à la façon du designer tel que l’entend la permaculture ?

Philippe Riehling pratique un design qui croise, au fil de ses projets respectueux de l’environnement, relecture de savoir-faire, circuits courts et lien social. Depuis plus de dix ans, il collabore avec des industriels, des artisans, des PME et des institutions publiques pour créer et développer des solutions aussi diverses que des objets, produits industriels, équipements urbains, scénographies itinérantes, dispositifs de médiation. Son activité se décline aujourd’hui également sous la forme d’un accompagnement stratégique au développement de projets, de l’organisation de concours de design ou encore de propositions s’appuyant sur des expertises naturalistes venant compléter la palette de services proposés.

PAPIER CODÉ, ÉCRAN TOILÉ
E+K, Élise GAY et Kévin DONNOT, designers, print et digital media

Élise Gay et Kévin Donnot sont associés au sein d’un atelier de design graphique spécialisé dans les projets éditoriaux, imprimés et/ou numériques. La structure, créée en 2011, travaille principalement avec les milieux culturels et institutionnels (musées, centres d’art, artistes, maisons d’édition, etc.) et œuvre aussi bien sur papier que sur écran, questionnant le passage d’un média à l’autre. Cette perméabilité, associée à la pratique de la programmation, incite à penser l’imprimé de manière dynamique et à envisager les supports interactifs avec une attention particulière pour la typographie. Ils ont co-fondé Back Office, une revue de recherche interrogeant les relations qu’entretiennent design graphique et pratiques numériques et publiée en coédition avec les éditions B42. Kévin Donnot enseigne par ailleurs le design graphique à l’École européenne supérieure d’art de Bretagne — site de Rennes depuis 2013 et est associé à plusieurs projets de recherches en cours. Ensemble, ils animent régulièrement des workshops dans différentes écoles en France et à l’étranger.

PASSAGE À L’ACTE
Collectif Tendance Floue, Mat Jacob, photographie et édition

Mat Jacob présentera Tendance Floue, le collectif de photographes qu’il a co-fondé en 1991 pour défendre une nouvelle conception de l’agence photographique. À travers des extraits de films, des livres et des revues produits par Tendance Floue, la conférence s’intéressera aux moments forts de l’histoire du collectif. Parmi ceux-ci, la trilogie des Nous (1999 – 2006), les Mad in (2006 – 2015), Nationale Zéro (2003) et Azimut (2017 – 2018) viendront affirmer une démarche interrogative sur le monde et sur les pratiques de la photographie contemporaine. « Utopique, transgressive, Tendance Floue oppose à la standardisation croissante des pratiques de diffusion et de médiatisation du photoreportage une forme de résistance généreuse, et invente, au fil des défis, une nouvelle manière de « vivre la photographie ». » (Benoît Rivero)

« Être en collectif, est-ce tout partager ? Est-ce se réunir jusqu’à se mettre d’accord à l’unanimité ? Est-ce prêcher une utopie ? Apprendre à sauver sa peau dans la meute ? Se déculpabiliser d’être individualiste ? Est-ce se mettre à l’abri des incertitudes de la profession ? Est-ce exister ? » Mat Jacob affirme une « grammaire de l’image plurielle », fruit de multiples voyages, d’un besoin de se frotter au réel et de rester libre. Sa série Chiapas, Mexique s’inscrit au cœur d’un travail documentaire et humaniste, mené durant vingt ans et a fait l’objet d’un livre dans la collection Photo Poche. Depuis dix ans, il expérimente les narrations multimédias pour le théâtre et le Web, où le documentaire coexiste avec la poésie et la fiction. En 2017, il crée Zone i, un espace culturel consacré à l’image et à l’environnement en Région Centre, sur les bords du Loir.

DE CE AVEC QUOI ON N’EST PAS CENSÉ JOUER 
Brice Roy, game design, expériences interactives

Avant de concevoir un jeu vidéo, remettre en jeu l’idée que l’on se fait du jeu vidéo. Ce qui implique de commencer par remettre en question ce que l’on considère d’emblée comme n’en faisant pas partie. Voilà l’objet de cette intervention : parler de ce avec quoi, dans un jeu vidéo, on n’est pas censé jouer. En premier chef desquels les supports techniques : manettes, écran, données, espace tangible. L’intervention sera conclue d’une présentation du dispositif vidéoludique Jeux invertis

Brice Roy est artiste numérique. Co-fondateur du collectif One Life Remains, il explore les propriétés du medium vidéoludique depuis 2009. La relation joueur / spectateur, le thème du contrôle et la question de la sauvegarde de jeu figurent parmi ses axes de recherche privilégiés. Plus généralement, c’est du rapport entre jeu et numérique dont il est question : du numérique comme technologie de la remise en jeu et du jeu comme mode de rapport insigne à la technique. Ses créations prennent la forme de programmes informatiques, de dispositifs ou d’installations interactives. Son travail est présenté en France et à l’étranger.

Crédit image : Jeux invertis, Brice Roy (collectif One Life Remains), dispositif vidéoludique, 2019

ESPACE PUBLIC, SCÉNOGRAPHIE, PRISE DE PAROLE
Olivier Vadrot, architecte/designer

BIO DESIGN
Arthur-Donald Bouillé, designer industriel

DESIGN GRAPHIQUE ET TYPOGRAPHIQUE
Sophie Cure, graphiste

LE DESSIN, OUTIL DE CRÉATION
Jérôme Zonder, artiste

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Les conférences ont lieu de 16h à 17h30 à l’auditorium du Musée des Beaux-Arts d’Orléans
Elles sont destinées prioritairement aux étudiants de l’ÉSAD Orléans.
Dans la limite des places disponibles, elles sont ouvertes au grand public avec réservation préalable en écrivant à communication@esad-orleans.fr 

International Week #3

OPEN CALL
INTERNATIONAL WEEK #3
Repair Ensemble

April 6-10, 2020
Orléans School of Art and Design (ÉSAD Orléans), France

After…
Living Ensemble in 2018,
Design Ensemble in 2019,
Let’s Repair Ensemble in 2020!

Orléans School of Art and Design invites you to participate in the third edition of the INTERNATIONAL WEEK that will take place from April 6 to 10, 2020.

What’s Repair Ensemble?
’Repair ensemble’ is this year’s international workshop theme for 2nd and 3rd-year bachelor students in graphic, product, space and media design. It’s a week of experimentation and exploration of the potential of design to broaden possibilities, push limits further and engage socially. The workshop welcomes worldwide pedagogical experiences, a mix of cultures and thought processes which encourage students to imagine the world differently.

In this fast-paced world, instability is increasing across the global economy, and with signs of resource depletion the call for a new economic model is getting louder. The excessive use of natural resources and an over-abundance of man-made materials have led to major environmental issues.

How can design be an insightful actor to help the world revitalise?

Upcycling, introduced as one of the methods to maintain the environment by creating useful products out of waste or unwanted goods, offers a whole new life to useless materials. Upcycling, the opposite of downcycling, the other face of recycling is totally energy efficient whereas recycling is typically accepted as breaking down and extracting useful materials, making something else but using more energy. However, both processes promote the same benefits to nature. Upcycling and recycling will be two focuses of our international week.

If we can fix a thing, we can also restore bonds, re-connect people, give new hope,  acknowledge our mistakes and set the record straight…We can additionally re-introduce biodiversity, reassert the worth of a territory or re-build trust… The act of reparation questions our relation to consumption but also our relations with others. It’s time to reconsider our social behaviour. It will be our third focus.

Let’s repair [recharge, recreate, refresh, regenerate, renew, resuscitate, revitalize, revive] together as an Ensemble!

What’s INTERNATIONAL WEEK?
It’s an intensive week during which our students switch to English language and experiment with our guests.
The International Week can be financially covered by the Erasmus+ program as teaching or training mobility grant through your institution’s International Office.

Program is free of charge.

To join our international week, apply online by January 31, 2020.

Selection committee: Panni Demeter (graphic designer), Maurice Huvelin (filmmaker),  Réjane Lhote (visual artist), Marion Quintin (international relations manager), Samuel Roux (graphic designer).

We would be very glad if you could spread and relay this information among your professional network.

Hoping to see you in Orleans next April!

Contact
Marion Quintin
International relations manager
international@esad-orleans.fr
+33 2 38 79 22 37

bauhaus.photo

bauhaus.photo

A l’occasion du centenaire du Bauhaus, l’ÉSAD Orléans, en partenariat avec la Maison de l’Architecture Centre-Val de Loire et avec le soutien de la Région Centre-Val de Loire, accueille bauhaus.photo, une exposition de photographies conçue par le Bauhaus-Archiv/Musée du design de Berlin présentant 100 oeuvres-clé sélectionnées parmi une collection mondiale de plus de 40.000 photographies du Bauhaus.

Exposition du 28 novembre au 19 décembre 2019*
Vernissage le 28 novembre à 18h30
Galerie de l’ÉSAD Orléans

A travers cinq thèmes de la vie à l’école du Bauhaus (fêtes et représentations, quotidien et loisirs, vie dans les ateliers), en montrant des portraits, des photographies d’architecture et de produits ainsi que les travaux issus du cours de photographie de Walter Peterhans, le visiteur découvre la richesse et la diversité artistique de la photographie telle qu’elle a été pratiquée au Bauhaus.

Les origines internationales des étudiants et du corps enseignant du Bauhaus ont contribué à l’émergence de tendances parallèles à l’avant-garde photographique contemporaine – du surréalisme à la Nouvelle Vision et la Nouvelle Objectivité en passant par le dadaïsme. Le domaine central « La vie au Bauhaus » met à l’honneur l’atmosphère animée de l’école. Que ce soit lors de fêtes fastueuses, de moments quotidiens de la vie en communauté ou du travail dans les ateliers du Bauhaus, une multitude de photographies capturent des moments uniques.

La section des portraits offre un panorama fascinant des différentes possibilités de se mettre en scène soi-même ou de créer des portraits permettant d’avoir un aperçu des différentes personnalités au Bauhaus.

Les photographies du bâtiment du Bauhaus et des maisons des maîtres à Dessau par Lucia Moholy ont eu un impact significatif sur le style de la photographie d’architecture jusqu’à nos jours.

Le domaine de la photographie de produit est devenu au Bauhaus un domaine d’activité majeur qui devait faire avancer la commercialisation des objets de design conçus dans les ateliers. Ces photographies parvenaient à créer une atmosphère qui élevait des objets du quotidien au rang d’oeuvres d’art.

Finalement, le département « Cours de photographie de Walter Peterhans » guide le regard sur les cours de photographie s’étant tenus entre 1929 et 1933 au Bauhaus, avec des oeuvres de l’enseignant mais aussi de ses étudiants, et se consacre ainsi à l’enseignement et à l’établissement du média à l’école.

On retrouve dans cette exposition aussi bien des classiques de Lucia Moholy, László Moholy-Nagy et T. Lux Feininger que des images de photographes moins renommés comme Kattina Both, Irene Bayer et Max Pfeiffer Watenpfuhl, ou encore quelques oeuvres ambitieuses d’artistes complètement inconnus.

À l’aide de diagonales dynamiques, de perspectives extrêmes et d’astuces techniques, leurs clichés illustrent l’approche expérimentale et professionnelle avec le médium photographie au Bauhaus. Les images transmettent une image de la vie dans l’une des plus importantes écoles d’art du XXe siècle qui fascine encore aujourd’hui.

 

Coordination et scénographie : Gunther Ludwig, Laurent Baude, Paul de Lanzac et les étudiants de l’ÉSAD Orléans.

*Entrée libre et gratuite pendant les jours et horaires d’ouverture de l’école

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Situé à Berlin, le Bauhaus-Archiv/Museum für Gestaltung étudie et fait connaître l’histoire du Bauhaus et son influence. Il possède la plus grande collection au monde sur l’histoire de cette école et sur tous les aspects de son activité. L’exposition bauhaus.photo bénéficie du soutien du ministère allemand des Affaires étrangères et de la Fédération des Maisons Franco-Allemandes.

Photo : Sitzende mit Bühnenmaske von Oskar Schlemmer im Stahlrohrsessel von Marcel Breuer, um 1926. Erich Consemüller, Bauhaus-Archiv Berlin / © Dr. Stephan Consemüller

Nuit des musées

Nuit des musées | Carte blanche à l’ÉSAD Orléans

Dans le cadre de la Nuit des musées, des étudiants de l’ÉSAD Orléans ont investi le Musée des Beaux-Arts le samedi 18 mai 2019.

De jeunes créateurs/artistes, futurs designers s’interrogent sur la place de la femme, le regard introspectif ou le corps mis à l’épreuve au travail. D’autres questionnent le pli dans le vêtement qui garde une trace de nous, cette maison qui nous habite ou encore ces mots qui chantent dans nos têtes.

Ces projets dialoguent, échangent, et s’inspirent de la collection du Musée des Beaux-Arts d’Orléans. Ils invitent à porter un autre regard sur les artistes qui les précèdent et à entrer en résonance avec notre actualité.

De la rue au musée, Pierre Allain, Lucie Bretonneau, Justine Boudot, Macha Dufour, Leslie Goriot, Cassandre Maret, Mathilde Morel, Daphné Paris, Lucie Sahuquet, Arielle Selvi et Magda Ziembowska scrutent nos gestes, nos mémoires et nos désirs. Ils nous montrent un peu demain.

Liste des projets

Lucie SAHUQUET inscrit au sol des cartels correspondant aux œuvres du musée. Le visiteur marche sur cette connaissance et repart avec une trace de celle-ci.

Justine BOUDOT & Magda ZIEMBOWSKA s’approprient des œuvres présentées au musée, par le dessin et l’écriture, et les replacent dans l’espace de la ville. La rue offre un nouveau contexte et une nouvelle lecture des œuvres exposées, et incite de nouveaux spectateurs à visiter le musée.

Macha DUFOUR réalise une performance mêlant vidéo et dessin. Elle replace les mouvements de sa performance plastique dans l’espace et le temps et porte un regard sur la mise à l’épreuve du corps par le travail, par sa fatigue et son épuisement dans la durée.

Mathilde MOREL réalise un dessin dans le blanc du papier pendant six heures. Des formes architecturales prennent place sous les traces noires du fusain.

Lucie BRETONNEAU questionne le regard porté au quotidien par l’artiste sur lui-même à travers une série d’autoportraits. Ces illustrations sont la représentation protocolaire d’un reflet perçu chaque jour dans une surface miroitante.

Pierre ALLAIN élève une sombre colonne constituée d’enveloppes transparentes empilées les unes sur les autres face à la toile d’Hantai. Chacune contient de la cendre de bois, un dessin et la graine d’une fleur : la Bignone Campsis-Radicans.

Leslie GORIOT questionne la résilience à travers une série de photographies mettant en scène le corps dans l’espace public et matérialisant ces sentiments invisibles, qui nous affectent tous en silence.

Cassandre MARET réalise une partition sonore et visuelle qui génère des mouvements et des déplacements emprunts du quotidien.

Daphné PARIS réalise un dispositif interactif mettant en jeu la lecture à haute voix. Lors de la lecture, une traduction visuelle s’affiche à l’écran par le biais d’une typographie qui réagit graphiquement à deux paramètres sonores : le volume et la fréquence de la voix.

Arielle SELVI réfléchit au pli comme une action qui porte la mémoire d’un geste quotidien, notamment au travers des différents tissus à usage unique présents dans nos vies.

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Coordinatrice du projet :
Réjane Lhote, artiste plasticienne, enseignante en dessin/arts plastiques du premier cycle à l’ÉSAD Orléans.

Conception graphique :
Justine Boudot et Magda Ziembowska

 

Art Camp

ART CAMP

Cours d’été 2019

DATES
du lundi 26 août au dimanche 8 septembre 2019

LIEU
ÉSAD Orléans (14, rue Dupanloup ; 45000 Orléans)
et Hôtel Dupanloup, un bâtiment du 17e siècle (meublé par le Studio Makking & Bey)

Art Camp est un programme intensif spécialement conçu pour les étudiants internationaux intégrant une école publique d’art en France. Il a été conçu par les écoles du réseau Grand-Ouest :
École européenne supérieure d’art de Bretagne – Brest, Lorient, Quimper, Rennes
École nationale supérieure d’art de Bourges
École supérieure d’art et design Le Havre-Rouen
École supérieure d’art et de design d’Orléans
École supérieure d’art et de design Tours, Angers, Le Mans
école supérieure d’art & médias de Caen/Cherbourg

Avant la rentrée, améliorez vos connaissances en français tout en développant votre créativité !

PROGRAMME
• Cours intensifs de français (3h par jour) avec des professeurs de l’Institut de Français de l’Université d’Orléans (label Qualité FLE) à l’Hôtel Dupanloup
• Workshop (3h par jour) animés par des enseignants artistes de l’ÉSAD Orléans
• Des visites culturelles en Région Centre‑Val de Loire (Centre d’Art Les Tanneries d’Amilly, Festival International des Jardins de Chaumont/Loire) et à Paris (Centre Pompidou)
• Deux semaines d’immersion dans une famille d’accueil française

Découvrez l’emploi du temps en détails ICI.

TARIF
Forfait tout compris de 600 euros comprenant les cours de français, les workshops, les visites culturelles, le logement en famille d’accueil et les repas.

INSCRIPTION
• Remplissez le formulaire d’inscription en ligne
• Envoyez un acompte de 320 euros à l’ÉSAD Orléans par virement bancaire, en précisant :
Domiciliation bancaire : Banque de France
Titulaire du compte : Trésorerie municipale Orléans Métropole
Objet du virement : ESAD23500 / ART CAMP / nom du participant
IBAN : FR61 3000 1006 15C4 5100 0000 056
BIC : BDFEFRPPCCT
• Envoyez votre preuve de paiement à l’adresse suivante : international@esad-orleans.fr
• Les 280 euros restants seront à payer directement à votre famille d’accueil

LES INSCRIPTIONS SONT CLOSES

CONTACT
ÉSAD Orléans
14 rue Dupanloup | 45000 Orléans
+33 (0)2 38 79 22 37
international@esad-orleans.fr

Crédits photos : Hôtel Dupanloup / FRAC Centre / Centre d’art Les Tanneries

Festival inopiné

LIEU
Campo Santo
École Supérieure d’Art de Design d’Orléans
14, rue Dupanloup ; 45000 Orléans

DATES
5-19 avril 2019

PROGRAMME

Vendredi 5 avril
15h – OUVERTURE DU FESTIVAL
20h30 – PERFORMANCE CIRCASSIENNE ET CORPORELLE DE VICTORIA BELEN-MARTINEZ ET DES ETUDIANTS

Samedi 6 avril
15h-16 h – MANIFESTE
Débat à la Bulle environnement « Qu’est-ce, pour vous, pour nous, qu’une école d’art et de design, hier, aujourd’hui et demain? »
17h – PERFORMANCE DE MUSIQUE ÉLECTRONIQUE
« 01ic » / live de musique électronique lo-fi ambient.

CONTACT
École Supérieure d’Art de Design d’Orléans
14, rue Dupanloup ; 45000 Orléans
communication@esad-orleans.fr

L’interrogation sur « ce design en école d’art » se poursuit pendant un festival inopiné sur le site du Campo Santo.

UN FESTIVAL INOPINÉ ?
De la légèreté à l’énergie, l’école réfléchit à son état, à celui de la société, à son rôle d’apporteur d’idées par l’imagination, l’expérimentation et la création…

Ce festival inopiné sera le résultat d’une semaine intensive autour de deux projets :

International Week #2 – Design ensemble
L’ÉSAD sera à l’heure internationale avec sa seconde édition de la International Week. Onze intervenants-pédagogues provenant du réseau de nos écoles partenaires à l’international construiront avec les étudiants sur le thème « design ENSEMBLE »…
Plus d’infos : www.esad-orleans.fr/semaine-internationale

Manifeste sur le Campo Santo
L’ÉSAD sollicite des contributions variées de tout l’écosystème culturel de la Métropole. Sont invités aux côtés de nos étudiants, des artistes et des designers, le CDNO, le CCNO, le Musée des Beaux-Arts, le Domaine national de Chambord, l’ENSAPVS et d’autres structures culturelles.

Les projets seront montés avec différents artistes :
• des architectures légères avec le collectif YokYok pour le Domaine national de Chambord
• des moulages avec Ugo Schiavi, pour le Musée des Beaux-Arts
• une cinquième façade avec Éric Verrier et Olivier Soulerin
• une végétation avec Giulio Giorgi
• des échauffements dans la Bulle-Environnement du CCNO* et une conférence par le chorégraphe Jefta Van Dinther

La Bulle-Environnement du CCNO* se posera sur la pelouse du Campo Santo pour accueillir des créations et des spectacles, des moments de repos, des mini-débats.

Tous contribueront à des productions « miraculeuses », reflet d’une création vivante et prospective du 21e siècle… Cette variété montrera la richesse des modes de conception dans une école d’art, la part d’imagination, de techniques, d’artisanat, de bricolage, d’ingénierie…

Place à la création !

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Scénographie générale
Éric Verrier
Conseillers Olivier Soulerin — Clothilde Liot
assistés par Fanny Ehl
Et les Gens géniaux (Dayoung Chung, Léa Genovese, Gersende Le Blay)
Et tous les étudiants

Conception graphique
Oriane Dalles, Candice Darriet-Tallard, Justine Boudot, Prune Thibeault

Commissariat
Jacqueline Febvre, directrice de l’ÉSAD Orléans
Et toutes les équipes de l’ÉSAD Orléans

 

*La Bulle-Environnement © 1965 – 2018 François Dallegret
Maîtrise d’oeuvre : François Perrin, architecte, en collaboration avec la direction technique du Centre Chorégraphique National d’Orléans.
Production et maîtrise d’ouvrage : Centre Chorégraphique National d’Orléans.
Modélisation et construction Luc Boissinot, Julien Fleureau, Entreprise Ze Com
Avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication — D.G.C.A. — D.R.A.C du Centre-Val de Loire, la Région Centre-Val de Loire, la Ville d’Orléans et l’aimable contribution de Performa – New York

Centenaire du Bauhaus

À l’occasion du centenaire du Bauhaus, l’ÉSAD Orléans a reçu Pierre-Damien Huyghe le mercredi 6 mars 2019,  pour une conférence suivie d’un débat nourri par différentes interventions.

Pierre-Damien HUYGHE*, «entre économie et politique : bâtir»

Malgré une aventure courte et tourmentée (1919 à 1933 date de sa fermeture par les nazis), l’école du Bauhaus a marqué l’histoire de la création au XXe siècle. On sait combien le Bauhaus a été une institution créative. On sait aussi que son histoire a été jalonnée de débats et de discussions… Le pouvoir de l’époque ne pouvait sans doute pas supporter ce principe de tension incessante. Car sous une allure artistique, les questions touchaient en définitive aux valeurs du faire et du produire, et notamment à celles de la révolution d’alors dans l’industrie…

Des intervenants de notre territoire concernés par le sujet, nous ont fait le plaisir de prolonger le débat sur l’influence du Bauhaus :
Elke MITTMANN, «les suites du Bauhaus en France»
Sophie FÉTRO, « l’école d’Ulm HfG, une continuité contrariée avec le Bauhaus »
Jacqueline FEBVRE, « du Bauhaus aux écoles d’art et de design »

L’expérience de ce Bauhaus a marqué les enseignements artistiques d’une bonne partie du monde. Nos écoles supérieures d’art en ont souvent utilisé les méthodes, les ont critiquées ou ignorées tout autant.

Dans le cadre de ce centenaire, à l’heure de notre révolution du numérique, dans une société conflictuelle qui rebat les cartes du faire, du produire, du vivre ensemble, que reste-t-il de cette réflexion du Bauhaus ?

Les enseignants, Didier Laroque, Laurence Salmon, Gunther Ludwig et les étudiants de l’ÉSAD Orléans sont venus nourrir ces réflexions.

*Pierre-Damien HUYGHE, Professeur émérite à l’Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne, fondateur du master « Design et environnements » et du programme « Les formes de l’urbanité ». auteur de nombreux ouvrages dont, Art et industrie : philosophie du Bauhaus, philosophe,
Elke MITTMANN, Docteure en Histoire de l’art et de l’architecture, directrice de la Maison de l’architecture d’Orléans, Enseignante à l’ENSA de Paris-La Villette et l’ENSA de Versailles
Sophie FÉTRO, Maitre de Conférences en design et théorie du design, enseignante en Licence et Master Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne, membre du Laboratoire ACTE EA 7539,
Jacqueline FEBVRE, Historienne du design, directrice de l’ÉSAD Orléans
Didier LAROQUE, Docteur en urbanisme, HDR, enseignant à l’ÉSAD Orléans
Laurence SALMON, Journaliste, spécialiste du design, enseignante à l’ÉSAD Orléans
Gunther LUDWIG, Historien du patrimoine, enseignant à l’ÉSAD Orléans

Crédits photos : ÉSAD Orléans/Paul de Lanzac

International Week #1

IW.1 – March 26 > 30

From March 26th to  March 30th 2018, ÉSAD Orléans hosted its first international week. 9 workshops and 2 conferences took place, led by guest designers /lecturers from European and extra European partners schools:

– Elena Elgani // Politecnico de Milano (Italy)
– Juraj Blaško // Academy of Fine Arts and Design in Bratislava (Slovakia)
– Hannu Vanhanen // University of Lapland, Faculty of art and design (Finland)
– Zachi Dinar // Holon academic Institute of technology (Israel)
– Verena Kolm and Karl Stocker // FH Joanneum – Graz (Austria)
– Jasjit Singh // Lund university school of industrial design (Sweden)
– Mikel Arce // University of the Basque country – Faculty of fine arts (Spain)
– Robert Pludra // Faculty of Design Academy of Fine Arts in Warsaw (Poland)
– Ola Kot // Faculty of Design Academy of Fine Arts in Warsaw (Poland)
– Peter Stebbing // Hochschule für Gestaltung in Schwäbisch Gmünd (Germany)

Program of the week